Invité: Angelo Lussiana

Pour l’invité: Angelo Lussiana, je suis partie en Italie!

J’ai traduit pour ce qui comme moi ne connaissent pas cette langue.

Je m’excuse d’avance si la traduction n’est pas exactement fidèle à ce qu’a dit Angelo, car c’est google traduction qui m’a aidé.

Je vous laisse découvrir son parcours et ses oeuvres! Ingénieux, fantastique, vous allez en prendre plein les yeux.


Comment as-tu découvert le carton et la fabrication d’objets dans cette matière?

E’ stato un puro caso: ho sempre avuto l’hobby della lavorazione del legno, ma erano parecchi anni che non facevo più nulla; gli ultimi lavori erano relativi alla sistemazione del nuovo alloggio, per il quale ho realizzato o restaurato tutti i mobili. Verso il 2011 mi torna la voglia di “fare”, di ricominciare con la creatività: la mia intenzione è di realizzare piccoli oggetti di design in legno, in essenze pregiate tipo noce e ciliegio.

Era un naturale proseguimento dall’hobby di sempre: finiti gli arredi per la casa ora potevo passare ai soprammobili, alle piccole cose di arredo.Per poter realizzare quegli oggetti era necessaria una macchina: una fresatrice a controllo numerico, CNC, ma la spesa per averne una era considerevole.

Mi venne in soccorso un mio amico che me ne procurò una piccola, lavorava in dimensioni di A4, ma io ero già felice così.

Nacquero le prime cose in legno: dei pendenti per portachiavi a forma di mattoncini Lego e un gioco a pedine mobili, l’ Âne Rouge.

Non ho memoria di come ci sia stato il passaggio al cartone, nemmeno ricordo perché mi misi a seguire attivamente un gruppo in internet, ora chiuso, su www.mobilidicartone.it. Il primo lavoro in cartone è un portafoto a tre cornici, e pochi giorni dopo una lampada applique a forma di interruttore, premendolo in alto fuoriesce nel lato inferiore una fila di led che si accendono, premendo in basso la fila rientra e si spegne.  Era novembre 2011, nel laboratorio sotto casa.

 

C’était un coup de chance: j’ai toujours eu comme hobby le travail du bois, mais cela faisait des années que je ne faisais plus rien. Mes derniers travaux ont été liés à la disposition de mon nouveau logement, pour lequel j’ai construit ou restauré tous les meubles. Vers 2011, je me suis tourné vers l’envie de « faire », pour recommencer dans la créativité: mon attention c’est orienté vers des petits objets design en bois, noyer et cerisier.

Il y a eu une progression naturelle de mon passe-temps: finis les meubles pour la maison, je pouvais maintenant m’orienter vers les ornements, les petites choses des meubles.

Pour réaliser ces objets une machine était nécessaire: une fraiseuse à contrôle numérique CNC, mais les frais pour l’obtenir était considérable.

un de mes amis m’ai venu en aide et m’a procuré une petite machine dont la taille était environ du A4, mais j’étais déjà très heureux.

Sont nés les premières choses en bois: les porte-clés, pendentifs en forme de briques de Lego et un jeu avec des pièces mobiles, l’« Âne Rouge ».

Je ne me souviens plus de la façon dont il a eu commutation vers le carton, même pas pourquoi je me suis mis à suivre activement un groupe sur Internet, maintenant fermé, sur www.mobilidicartone.it.

Le premier travail était un cadre en carton à trois trames, et quelques jours après une applique de lampe, pour allumer la forme il fallait presser le dessus et cela faisait jaillir, d’une rangée de LED, de la lumière sur les côtés inférieurs, en poussant vers le bas le file la lampe s’éteignait.

C’était en Novembre 2011, dans l’atelier sous la maison.

Raconte-nous un peu ton parcours ensuite?

 

Da allora è stato un susseguirsi di creazioni le più disparate: dalle lampade alle sedie, dalle borse alla riproduzione del pendolo di Galilei.

Ho iniziato a partecipare a fiere, Bologna per Mondo creativo, dove ho potuto conoscere di persona i protagonisti del blog che seguivo in rete; Faenza per C.A.B., poi a  Urbino e ancora a manifestazioni in Rieti, alla minimaker faire in Torino, poi quella grande in Roma, Orvieto per Eretico Futuro, città che ora ospita la mia riproduzione del pendolo di Galilei, alta 2mt, funzionante con gli ingranaggi in cartone; ho partecipato negli ultimi tre anni al concorso di artigianato artistico in Nazzano, Roma, vincendo per due anni consecutivi con la borsetta Brigitte, 2014, e con il tavolino Gaudì nel 2015; ho fatto tutte le esposizioni di Araba Fenice in Carmagnola, mostra di oggetti d’arte realizzati con il riuso e il riciclo;  quindi una serie di street market nel 2016 ed ora in Milano dove esporrò prossimamente per il Fuori Salone.

Depuis lors, il a eu une succession de créations des plus diverses: des lampes à des chaises, des sacs à la pendule de Galilée.

J’ai commencé à participer à des foires, Bologne pour le monde créatif, où je pouvais rencontrer personnellement les protagonistes du blog que j’ai suivi dans le réseau; FAENZA à CAB, puis à Urbino et encore à des manifestations à Rieti, le faire de minimaker à Turin, plus grand à Rome, Orvieto pour Avenir Heretique, ou la ville abrite aujourd’hui ma reproduction de la pendule de Galilée, haut de 2 m, en travaillant avec des engrenages en carton; J’ai participé au cours des trois dernières années, au concours de l’artisanat artistique Nazzano, Roma, en le remportant deux années consécutives, avec le sac à main Brigitte, 2014, et la table basse Gaudi en 2015; J’ai fait toutes les expositions de Araba Fenice à Carmagnola, exposition d’objets d’art fabriqués à la réutilisation et au recyclage; puis une série de marché de la rue en 2016 et maintenant à Milan où j’exposerai bientôt pour le Fuori Salone.

Nella realizzazione dei miei oggetti amo pensare che questi debbano servire per quello che sono, che il materiale in cui sono realizzati non debba relegarli a mera esposizione: per cui se una borsa debba esser tale, allora il “tessuto di cartone” di cui è fatta deve esser flessibile e resistente; così per una valigetta in cui portare il proprio PC portatile, che deve potersi aprire. Ho affinato molte tecniche: quella per realizzare quel che chiamo “tessuto di cartone”, una serie di centinaia di strisce larghe circa 5mm unite tra di loro esponendo l’onda interna; un’altra per ottenere oggetti tridimensionali a tutto tondo con la medesima superficie su tutta la circonferenza, senza gradini tra gli strati come si nota dai prodotti industriali.

E’ una tecnica che chiamo “a spicchi”, perché il metodo ha origine dall’osservazione di un’arancia, essendo costituito da un insieme di segmenti uniti e schiacciati al centro come per ottenere uno spicchio.

E siccome un movimento non deve mai mancare, ho sempre cercato soluzioni esteticamente belle per risolvere problemi di apertura, di spostamento di una parte dell’oggetto rispetto ad un’altra, da cui sono nate le cerniere, gli ingranaggi e incastri particolari tutti in cartone.

J’aime dans la réalisation de mes articles à penser qu’ils devraient être utilisés pour ce qu’ils sont, que le matériau dans lequel ils sont fait ne doit pas les reléguer à la simple exposition: si un sac doit être, le « tissu en carton » dont il est fait, souple et durable; comme la mallette de votre ordinateur portable, vous devriez être en mesure de l’utiliser.

Je lui ai apporté de nombreuses techniques: pour obtenir ce que j’appelle du « tissu en carton », J’ai perfectionné de nombreuses techniques: une pour une série de centaines de bandes de 5 mm environ Réunis en exposant la vague interne; un autre afin d’obtenir tous azimuts des objets en trois dimensions avec la même surface sur toute la circonférence, pas de saut entre les couches, comme on peut les voir dans les produits industriels.

Une technique que j’appelle « coins », parce que le procédé a son origine à partir de l’observation d’une orange, consistant en une série de segments joints et comprimés au centre pour obtenir quelque chose comme une « tranche d’orange ». Et comme un mouvement ne doit jamais manquer, j’ai toujours essayé des solutions esthétiquement belles pour résoudre les problèmes d’ouverture, le déplacement d’une partie de l’objet par rapport à l’autre, à partir de laquelle les charnières, les engrenages et les joints spéciaux en carton sont tous nés.

Comment t’es venue l’idée de fabriquer le cœur avec son mécanisme et le canon?

 

Per il cuore si trattava di partecipare ad un concorso indetto nel marzo 2016 per contribuire all’arredo del nuovo reparto di cardiologia dell’ospedale di Pisa: il tema era “Diamo colore al ritmo del cuore”, e si richiedeva la presenza di un cuore, di un lavoro in 60x60cm, che desse l’idea della forza e del ritmo del cuore.

Ritmo, tempo, meccanismo tipo orologio il passaggio è stato naturale e ne è nato quel cuore, “Battito Cartoniaco”, che viene azionato tirando una cordicella e tutti gli ingranaggi si mettono in moto. Il lavoro vinse il premio Hera.

 

Pour le cœur, il devait participer à un concours organisé en Mars 2016 pour contribuer à la fourniture du nouveau service de cardiologie de l’hôpital de Pise: le thème était « Que de couleur au rythme du cœur », et a nécessité la présence d’un cœur, un travail en 60x60cm, qui donnerait l’idée de la force et le rythme cardiaque. Le rythme, le temps, le type de mécanisme d’horloge était la transition naturelle et il est né que le cœur, « Battito Cartoniaco », qui est actionné en tirant un cordon, et tous les engrenages sont mis en mouvement. Le travail a remporté le prix Hera.

 

Per il Cannone e Pirati fui ispirato da un filmato in youtube dove un professore universitario americano “sparava” ai bicchieri sulle teste degli studenti: il proiettile era un vortice d’aria che usciva da un cestino forato al quale era stata applicata una membrana; ecco l’idea di applicare il principio del Vortex al più ovvio dei giochi, un cannone che sparando aria abbatte due pirati.

Pour le Canon et Pirates, il a été inspiré par un film sur youtube où un professeur d’université américaine qui « tiré »  les verres de papier sur la tête des élèves: la balle était un tourbillon d’air sortant d’un panier perforé, une membrane a été appliquée; voici l’idée d’appliquer le principe du Vortex la plus évidente des jeux, un air de tir canon frappe deux pirates.

Quel objet rêves-tu de réaliser?

 

Vorrei realizzare un divano a tre posti, o una poltrona: non quelli con il metodo classico delle traverse incrociate, ma una vera e propria scultura.

In pratica penso di realizzare una struttura molto solida di supporto a dei cuscini sempre in cartone, on tutta la superficie formata da onde tagliate perpendicolarmente a vista, in modo da poterli levigare arrotondandone le curve come in un vero sofà.

Sono oggetti ingombranti, che non posso tenere in casa, che dovrei fare dietro comanda. Per cui continuo a rinunciare, ma prima o poi arriverà l’occasione.

Je voudrais faire un canapé trois places, un fauteuil ou non ceux avec la méthode classique de traverses, mais une véritable sculpture.

En pratique, il offre une structure très solide de soutien d’oreillers toujours en carton, sur toute la surface balayée par les vagues coupées perpendiculairement, à voir, de manière à pouvoir être lissent en arrondissant les courbes comme dans un canapé réel.

Ce sont des objets volumineux qui je ne peux pas garder à la maison, que je devrais faire lors d’une  commande. Je continue donc à abandonner, mais tôt ou tard viendra l’occasion.

Si tu étais un objet en carton à toi, lequel serais-tu? As-tu une photo?

 

Bella domanda!  Non ci avevo mai pensato: forse vorrei essere  uno dei miei vasi, quelli grandi, Pandora, quello che è stato a Parigi per il Popai Award nel 2016; 1,5mt di altezza per 80 di diametro, io ci stavo dentro, c’è la foto…

Bonne question! Je ne l’avais jamais pensé, je serais peut-être l’un de mes vases, gros, Pandora, ce qui était à Paris pour le Prix POPAI en 2016; 1,5 mètres de haut par 80 de diamètre, j’étais entièrement dans, il y a une photo …

Une phrase fétiche ou une astuce pour les cartonnistes qui vont te lire?

 

Ogni oggetto che già esista è riproducibile in cartone: non importa il materiale solito in cui è realizzato, il cartone può egregiamente sostituirlo senza sacrificarne le funzioni.

Un esempio? Una casa, è forse la cosa più difficile da immaginare in cartone, ma già ci sono delle proposte, è possibile farle ed è possibile che restino calde, confortevoli e solide. Avete per le mani un materiale praticamente gratuito: perché non sfruttarlo per grandi cose?

Un’astuzia? Il cutter non fa le curve: utilizzate TABURET la fresa da taglio che ho inventato per tagliare a mano libera oggetti complessi.

Chaque objet qui existe déjà est reproductible en carton: peu importe le matériel habituel dans lequel il est fait, le carton peut très bien remplacer sans sacrifier les caractéristiques.

Un exemple? Une maison, est peut-être la chose la plus difficile d’imaginer en carton, mais il y a déjà quelques propositions, vous pouvez le faire et rester au chaud, elle sera confortable et solide. Vous avez un matériel pratiquement libre dans vos mains: pourquoi ne pas l’utiliser pour de grandes choses?

Une astuce? Le cutter ne fait pas les courbes: utilisez TABURET la coupeuse que j’ai inventé pour pouvoir découper les objets complexes a main.

Cordiali saluti,

Angelo Lussiana

 


Son site internet  Angelo Lussiana

La chaine youtube d’Angelo Lussiana

Facebook Cartone e design


 

Alors qu’avez vous pensez de cette belle rencontre? Connaissiez vous Angelo?

  2 Replies to “Invité: Angelo Lussiana”

  1. 7 septembre 2017 at 18 h 11 min

    Bonjour,
    Vraiment impréssionnant votre création.
    De mon coté je travaille avec des tubes de carton.
    Je me pose souvent la question suivante et qui reste toujours sans réponse : comment faire pour imperméabiliser le carton comme l’intérieur de vos vases, cela reste un vrai mystère pour ma compréhension, si vous pouvez me guider

    Merci et cordialement
    Hugues Frache

    • 8 septembre 2017 at 12 h 16 min

      Merci pour vos compliments!

      La question, Monsieur Hugues Frache, est que moi aussi ne l’ai pas encore résolu: j’ai essayé avec du silicate de sodium, il va a cristallisé et a coloré les surfaces; dans certaines situations, peut-être quand il est dilué avec trop d’eau, après un peu de temp, du carton sort le salpêtre.
      Les quelques fois que j’ai besoin d’imperméabiliser, j’utilise une peinture a l’au de finition : elle ne me ruine pas le carton et ne laisse qu’une légère patine.

      Mais à l’intérieur des cannelures du carton, il n’y a rien à faire: aucune imperméabilisation peut être transmise. Quelqu’un avaient me proposé une peinture aux nanoparticules, mais pius rien a été fait.

      Je voudrais encore essayer blanc de l’oeuf: dans le passé, les peintures étaient protégées en cette maniere et un restaurateur m’a dit que c’est la chose la plus difficile à enlever, donc ça protège bien.

      Désolée de ne pas pouvoir aider.

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